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Association française des conjoints d’agents du ministère des Affaires étrangères

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Conjoints d’agents : trouver sa place entre droits, devoirs et déontologie

Isabelle Goyon

Une déontologie professionnelle est un ensemble de règles et de principes qui encadrent les comportements et les décisions des individus dans l’exercice de leurs fonctions. Elle vise à offrir un cadre clair pour agir avec éthique dans des situations parfois complexes.

Dans le contexte spécifique de la vie diplomatique, cette déontologie peut paraître très contraignante pour les conjoints, qui ont déjà le sentiment de faire beaucoup de sacrifices lorsqu’ils accompagnent l’agent en poste. Ils mettent déjà souvent leur vie professionnelle et leur autonomie financière entre parenthèses, mais aussi leur vie privée, leur liberté d’expression, ou leur liberté d’action au sein même de leur lieu de vie pour les conjoints de chefs de poste logés dans les résidences… Pourtant, dans le contexte diplomatique, où chaque situation peut devenir épineuse, la déontologie offre un cadre clair et elle doit être interprétée avec bon sens.

Si elle fixe des limites, elle ne doit pas éclipser les droits des conjoints : le ministère s’engage activement pour faciliter la vie des conjoints, notamment en poste à l’étranger, via des dispositifs concrets :
• Supplément familial pour les conjoints peu ou pas actifs (sous conditions de revenus), afin d’atténuer l’impact économique des mobilités.
• Négociation d’accords bilatéraux facilitant l’emploi local.

Au-delà de ces droits, les conjoints ont accès aux formations linguistiques pour s’intégrer plus facilement, et le ministère a relancé cette année des formations dédiées aux conjoints, comme «  Premier départ en poste » et « Recherche d’emploi au retour ».

Enfin, les conventions internationales imposent à tous les pays les immunités et privilèges (fiscaux, douaniers).

L’AFCA joue bien sûr un rôle clé dans l’accompagnement des conjoints : écoute, conseils, mise en réseau et actions pour rompre l’isolement et faciliter l’insertion professionnelle ou sociale. Ces dispositifs rappellent que la mobilité au MEAE n’est pas une épreuve solitaire, mais une aventure accompagnée.

Si le conjoint, y compris celui du chef de poste, n’a ni rôle de représentation ni pouvoir hiérarchique ni rôle décisionnel, cette absence de fonction officielle doit être vue comme une liberté : celle de s’investir selon ses envies et ses compétences, sans la pression d’un cadre rigide.
Le respect des usages locaux et une attitude respectueuse des personnes (y compris à l’égard du conjoint) suffisent souvent à trouver le bon équilibre.

Quant à la résidence diplomatique, c’est un espace hybride, où la frontière entre vie privée et représentation officielle est souvent ténue. La partie privée peut y être réduite, tandis que les espaces de réception, soumis à des règles strictes, ne peuvent être modifiés ou adaptés librement.

Pour faire écho à notre dossier « Se sentir chez soi en poste » (AM118, décembre 2025), et à ses témoignages et conseils pratiques, trouver sa place et son équilibre dans ce contexte spécifique relève d’un exercice délicat, mais pas impossible. Le partage d’expériences entre conjoints ayant vécu ces situations et ceux sur le départ devient essentiel pour trouver des clés.

Pour en parler, n’hésitez pas à contacter l’AFCA à Paris, les correspondants en poste, ou des adhérents directement via l’annuaire sur le site.

samedi 13 décembre 2025

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