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De la caricature à l’affiche de 1850 à 1918
L’Histoire à travers les affiches
Au début du siècle, l’absence des images de Toulouse Lautrec, Cheret et Mucha crée un sentiment de vide d’autant plus fort qu’elles étaient omniprésentes sur les murs de la ville. Les dessinateurs de presse et les caricaturistes finissent par combler ce vide. Ils prennent donc le relais et renouvellent ainsi le genre en profondeur. Parmi eux il y a Jossot, Barrère, Gus Bofa ou Cappiello.
A partir de 1850, des journaux satiriques utilisent la caricature
C’est l’époque du journal pour rire, de l’assiette au beurre et bien d’autres titres. Ces journaux doivent se distinguer et attirer le regard tellement ils sont nombreux. L’image via la caricature va jouer par conséquent un rôle important. La caricature dénonce fustige les personnes, les idées, les situations.
Charles Philippon a été d’ailleurs célèbre pour avoir caricaturé Louis Philippe en poire ou Honoré Daumier qui a passé au crible les travers des hommes politiques. Tout au long du XIXème siècle suivant les régimes politique, ils déjouent la censure. Aussi lorsque les lois sur la liberté de presse sont votées en 1881 dans un contexte marqué par un grand nombre de scandales de la IIIème république que le succès et le nombre des caricatures est en forte augmentation, on assiste à la fin de la censure.
Le caricaturiste fait pointer les sujets sensibles de la société, de la politique, de la religion. L’anticléricalisme est à son comble. E. Ogé collabore à cette époque à la Lanterne produisant des caricatures anticléricales. Il est célèbre pour une représentation caricaturale d’un prête aux traits simiesques, coiffé d’un chapeau noir.
Les images suscitent d’ailleurs l’adhésion ou le rejet, la polémique, voire la censure. Dans tous les cas, elles déclenchent l’intérêt, la curiosité.
Dès 1905 : changement de support
On passe de la page au mur ce qui ne trouble pas le caricaturiste qui sait maîtriser l’espace qui lui est imparti dans le journal. La taille des affiches augmentent la publicité envahit le métro. Il faut que l’affiche soit visible.
Il y aura une vraie réflexion sur la qualité de l’affichage et le rôle de l’affichiste, amorcée dès 1911 qui se poursuivra après la guerre. Ensemble, les caricaturistes écrivent une nouvelle page de l’histoire de l’affiche qui s’achève par la « la guerre des crayons ». Les affiches de la guerre de 1914-1918 sont en fait des instruments de propagande.
Il est aussi important de noter le rôle qu’a joué la caricature dans le renouvellement de l’affiche. Une affiche réussie doit immédiatement marquer l’esprit et capter l’attention de celui qui la regarde. Après Forai, Sem, Nadar ou Willette, il y a eu Cappiello, O Galop et Jonot dont les affiches ont connu un grand succès.
Caroline Gauer
mercredi 30 octobre 2019






